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Pour me connaître un peu mieux, vous trouverez ici un compte-rendu de mes activités journalières: lectures, cinés, spectacles ou rencontres ( dès fois, j'fais rien mais faut pas le dire ). En bref, si c'est ici, c'est que j'ai aimé. On peut en discuter via les commentaires( l'ennui c'est que j'ai toujours raison, vous verrez! ). J'attends avec impatience vos suggestions, informations et partages de découvertes à Paris ou ailleurs! A bientôt. Céline.

Que Sébastien soit ici publiquement remercié!

des comédiens

Mardi 16 août 2005

Suppl Le Nouvel Obs Samedi 6 Août 2005 - EXTRAITS

Pour info: né à Valenciennes  en 1938.

Au collège, j'avais suivi une classe facultative de menuiserie. pour bricoler. Certainement pas pour en faire mon métier. J'étais hanté par le théâtre sans trop me l'avouer. J'avais pris des cours au conservatoire de Lille, et à l'Opéra, je faisais de la figuration, je tâtais même de la régie. Mais cela restait un peu secret, même si j'avais une grande complicité avec ma mère. Avec mon père, il n'aurait guère été adroit d'aborder le sujet... En 1961, à mon retour d'Algérie, après deux jours chez mes parents, je pars à Paris. Mon inconscience d'alors m'a servi.

Que venez-vous y faire? - Présenter le Conservatoire. Depuis l'âge de 5 ans, je ne pense qu'à ce métier. Tou en étant très conscient que je n'ai aucun appui et un physique qui ne me donne pas les chances des vedettes du moment: Jean Marais, Jean-Pierre Aumont, Gérard Philippe...

Comment vous-êtiez-vous préparé psychologiquement?- Chaque week-end, j'allais voir des troupes en tournée, qui passaient par Lille. J'étais attiré par le jeu de Raimu, Pierre Fresnay, Harry Baur... C'est ainsi: il y a des comédiens que je croyais quand ils racontaient une histoire, d'autres non. Les personnages héroïques ou romantiques ne m'ont jamais attiré et ma "machine" ne marchait pas pour ce genre de rôle. Quand je jouais au Conservatoire, ça faisait marrer tout le monde. Avec moi, le récit du combat du Cid devient un numéro de cabaret.

Vous entrez au Conservatoire. Quels souvenirs en gardez-vous? - Les professeurs étaient des vedettes. Les employés de la BNP et de la Poste, en face du Conservatoire, faisaient signer des autographes à Louis Seigner, Robert Manuel ou Fernand Ledoux. J'avais demandé à aller dans la classe de ce dernier. Ses élèves me semblaient heureux, contrairement à d'autres que les professeurs faisaient pleurer. En parallèle, j'étais stagiaire au Français. On jouait des matinées classiques pour les écoles à 10 heures du matin. Très difficile de captiver les enfants de 12-13 ans! A cette époque, j'ai beaucoup travaillé avec Jean-Laurent Cochet-qui était au Français- les textes et toute la technique d'articulation, de respiration. Au théâtre, aujourd'hui, il n'est pas rare de ne saisir qu'un mot sur trois. C'est désagréable pour l'auteur et surtout pour les spectateurs.

Arrive la sortie. Triomphale... - J'ai passé le concours à la fin de la deuxième année et suis arrivé le deuxième au palmarès. Tout le monde m'a dit:" On ne monte pas au dessus de deux seconds prix". J'ai tout de même retenté à la fin de la troisième année. Ou je me ramassais - et c'était terrible pour moi - ou je décrochais les premiers prix, j'en mourais d'envie. Je les ai eus ainsi que le prix d'excellence, le troisième décerné depuis la création du Conservatoire, qui exigeait l'unanimité de plusieurs jurys: le syndicat des critiques, des directeurs de théâtre, des tourneurs, des représentants de l'Académie française, etc.

 

 
Par celinetoutain
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Jeudi 18 août 2005

Comment vous -est venue l'idée de devenir acteur?

J'ai attrapé le virus à l'âge de 4 ou 5 ans. On habitait N.Y, mes parents étaient immigrés, des juifs de Hongrie. Bernard Schwartz, c'est mon vrai nom. A la maison, on paralait hongrois.Mais mes parents m'emmenaient au cinéma, et là, c'était un miracle: j'entendais parler anglais, je voyais un homme galoper dans la plaine, piloter une voiture, tirer à l'épée...La caméra me baladait en tous sens. Je me souviens de ces premières séances si clairement! J'étais complétement fasciné par ces films. En grandissant, j'ai continué d'aller au cinéma, les samedis après l'école, et je me sentais de moins en moins spectateur, de plus en plus absorbé par les films. J'aimais beaucoup cette sensation, et j'ai fini par décider qu'il fallait que je rentre dans l'écran pour de bon. J'avais 8 ou 9 ans alors, et je passais mon temps à m'entraîner pour les films: je sautais à l'arrière des tramways, je grilmpais les escaliers de secours...

Vous avez eu une enfance difficile: le cinéma était-il une échappatoire?

Certainement. J'ai grandi dans le Bronx, j'ai traîné un peu dans les rues... Mes parents n'étaient pas méchants mais ils étaient occupés, tu comprends? Enfin, ma mère me battait. Mais mon père était gentil. Bon, je me suis débrouillé. Je m'en suis sorti.

Qui étaient vos héros?

Errol Flynn, Cary Grant, John Wayne, Tyrone Power: voilà les gens que j'admirais. Je voulais tellement... non pas les copier mais les rejoindre. Je voulais entrer dans le club.

Dans quelles circonstances êtes-vous arrivés à Hollywood?

J'étais dans la marine et, à la fin de la guerre, je me suis inscrit au cours d'art dramatique. Le GI Bill of Rights, qui me donnait droit à recevoir 60 dollars par mois pdt 2 ans, me dispensait d'avoir à trouver du travail tout de suite. Et puis j'habitais le Bronx. Bref, j'avais quelques avantages: ce n'était pas comme s'il m'avait fallu venir à N.Y, trouver un appartement, etc. Me voilà donc au cours d'art dramatique. On jouait "Golden Boy", de Clifford Odets, dans un petit théâtre de Manhattan, le Cherry Lane Theatre. J'interprétais le boxeur qui jouait du violon. On a donné que 4 représentations mais pendant l'une d'elles, quelqu'un d'Universal a dû me repérer parce que le lendemain, j'ai reçu un coup de fil: on tenait à ma disposition un billet pour Los Angeles! Je n'ai eu à lécher les bottes de personne, pour entrer dans le cinéma. On était en 1948, j'avais 23 ans, et j'étais à Hollywood, avec un contrat de 7 ans avec Universal pour 75 dollars la semaine les 6 premiers mois. Pas mal, non?

Le nouvel Obs -

 

 
Par celinetoutain
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Lundi 5 septembre 2005

A 7 ans, Michel Bouquet est envoyé avec ses trois frères en pension, une expérience douloureuse pour cet enfant réservé qui doit affronter la cruauté de ses congénères. Alors que son père est fait prisonnier de guerre, il enchaîne ensuite les petits métiers: apprent pâtissier, mécanicien-dentiste, manutentionnaire. Un dimanche matin, alors que sa mère le croit à la messe, il se rend chez Maurice Escande, sociétaire de la Comédie -Française, qui lui propose de suivre ses cours. Intégrant le Conservatoire en compagnie de Gérard Philipe, il devient bientôt le comédien fétiche de Jean Anouilh.

Grand acteur de théâtre, Michel Bouquet fait sa première apparition à l'écran en 1947 dans Brigade criminelle. Très tôt dirigé par des cinéastes prestigieux ( Clouzot, Gance ou encore Grémillon), il devra toutefois attendre le milieu des années 60 pour s'imposer au cinéma. Son goût pour l'ambiguité et son air austère en font un comédien idéal pour jouer les bourgeois inquiétants chez Chabrol, avec qui se noue une longue complicité ( La Femme infidèle en 1968, Poulet au vinaigre). Autre réalisateur Nouvelle Vague, Truffaut le fera tourner à deux reprises: la Mariée était en noir en 1967, puis la Sirène du Mississipi. Abonné aux rôles de salauds, l'acteur incarne un commissaire impitoyable dans Deux hommes dans la Ville, un redoutable patron dans le Jouet, la première comédie de Veber, ou encore Javert dans Les Misérables d'Hossein en 1981.

Michel Bouquet, qui a toujours confié qu'il préférait le théâtre au cinéma, se fait plus rare sur les écrans à partir des années 90. Ses compositions, d'une infinie subtilité, n'en sont que plus marquantes: vieil homme qui réinvente son existence dans l'audacieux Toto le héros, premier opus du belge Jaco van Dormael en 1990, il est le père indigne de Charles Berling dans Comment j'ai tué mon père d'Anne Fontaine, une composition glaçante qui lui vaut le César du Meilleur Acteur en 2002. Après avoir proféré avec gourmandise ( sur les planches puis devant une caméra) les insolents mots d'auteur de Bertrand Blier dans les Côtelettes, il campe François Mitterrand au soir de sa vie dans le Promeneur du Champ de Mars de Guediguian, avec un mimétisme qui troublera jusqu'aux proches de l'ancien président.

... / ...

Votre passage à l'institution Fénelon, dont vous gardez un très mauvais souvenir, a-t-il construit l'acteur que vous êtes?

Le malheur est une chose nécessaire. (...) Fénelon, c'était donc un internat. J'y suis resté de 7 à 17 ans. C'était très dur. J'y ai appris à ne rien espérer des autres. J'étais un élève très doux, mais je n'apprenais rien et ne comprenais rien: ça ne m'interressait pas. On me mettait au piquet parce qu'on ne pouvait pas m'atteindre. Dès le réveil, dans le dortoir, je savais que j'irais au piquet, mains dans le dos, tête baissée. Pendant ces longues heures, j'inventais des histoires qui ont dû éveiller mon imagination... Mais l'isolement à soi même, j'ai gardé ça toute ma vie. La situation de groupe rassure, mais l'isolement est nécessaire à l'acteur. Oui, ça peut venir de là, de Fénelon. Ensuite, il y a eu l'occupation, les marches sur la route avec ma mère... Paris était couvert d'affiches: "Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts". La défaite d'un pays est une chose horrible, abominable, dégradante. J'ai été marqué par ces deux évènements-là.

Que dire à une génération de comédiens qui est plus ou moins soumise à l'omnipotence du metteur en scène? Que faut-il faire?

Il faut dire "oui, oui, oui"... Et faire comme on veut.

Vous parlez de l'"aria du rôle", de la pure ligne de chant qui permet de toucher le spectateur...

Si vous êtes chanteur, vous n'avez pas à vous soucier de ce que vous pensez, l'air est écrit. Mais au théâtre, il n'y a pas de chant: le texte lui-même doit le devenir. L'acteur a donc pour mission de trouver la musique de la pièce, le moment où elle va chanter. C'est peut-être le temps d'une réplique, mais c'est un moment de vérité. Les gens, alors, n'oublieront jamais ce chant où l'acteur est main dans la main avec l'auteur.

Vous aimez beaucoup la peinture, pensez-vous que la correspondance des arts soit indispensable à l'éducation d'un acteur?

Dans un portrait, il y a tous les secrets de la composition d'un rôle. La culture est très importante car elle transparaît, se réflète un jour ou l'autre dans un rôle. C'est inconscient, c'est oublié et ça apparaît. L'acteur doit être rempli d'une culture à laquelle il n'a pas à penser.(...) L'acteur doit tout contenir et "tout contenir", c'est "tout contenir". On a tout le temps de devenir génial, ce n'est pas la peine de se presser.

Pourriez-vous préciser quelle différence vous faites entre"rôle" et "personnage". Vous parlez du personnage comme "un autre être qui vous suit"...

(...) Le personnage serait ce qui tient à la pièce, et le rôle, à l'humanité toute entière. On doit pouvoir s'adresser aux deux quand on joue. Le rôle est la représentation de l'homme, à l'homme qui est dans la salle, car les jeunes viennent au Théâtre pour jouer et non pas pour vous voir jouer. Il faut faire jouer le spectateur.

Le personnage pour vous serait-il une entité?

Oui, des millions d'individus sont représentés par le personnage. Le personnage du Roi se meurt porte, en lui, le destin de ces individus devant la mort. Si en jouant ce personnage je m'apitoie sur moi-même et ma propre mort, je serai très mauvais et ça n'intéressera personne. Mais si je fais rire alors "je fais jouer".

Le personnage est multiple...

Et étranger à moi, car il est celui de l'auteur, et moi, il faut que j'arrive, par l'auteur, à savoir qui il est. Il faut de l'intuition. Tous les jours on a une intuition différente de la pièce. Le travail de l'acteur est un travail de réflexion sur ses intuitions différentes et changeantes. L'acteur est un homme qui change constamment d'opinion.

Le pédagogue, en matière d'art, ne peut-être qu'un guide, un éveilleur de conscience...

Oui, la direction de conscience, c'est ça. On ne peut parler que de la déontologie du métier. On ne parlera jamais assez du métier ensemble.

Vous avez dit: "une génération n'apprend rien d'une autre, ou alors, c'est par accident", que voulez-vous dire?

La génération suivante doit trouver par elle-même son chemin.(...) Je laisse la responsabilité aux personnes qui écoutent, je ne professe pas. Je viens vous donner une idée des responsabilités et des joies de ce métier. C'est le plus beau métier du monde, mais il y ades règles déontologiques:"l'auteur dit tout"...

Pardonnez cette question-cliché... Le cinéma et le théâtre sont-ils très différents pour vous?

Au cinéma, l'acteur est un objet. Tout dépend du metteur en scène, du cadreur: vous jouez, la caméra est sur vous, mais la construction de la lumière peut se faire sur le feuillage...

D'où vient votre richesse?

Je ne sais pas.. D'un autre, de mon application, peut-être. L'application, l'obéissance, le travail sont magniiques. Il semblerait qu'on méprise ces qualités-là.

L'obéissance à quoi?

A soi-même, aux textes, à la vie, à son destin. Si j'ai une richesse, c'est un assemblage de petites pauvretés.

Votre livre se termine par:"Je vais attendre". Vous attendez quoi?

Ja vais attendre de jouer mieux. Il m'est arrivé de jouer bien, mais par accident. Je voudrais jouer sciemment bien.

 

 
Par celinetoutain
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Mercredi 28 septembre 2005
De son vrai nom Norma Jean Baker Mortenson, Marylin Monroe est élevée par une mère à la limite de la folie, qui fait de fréquents séjours en hôpital psychiatrique, elle ne connaîtra jamais le nom de son père.

A l'âge de 19 ans, teinte en blonde, elle débute sa carrière comme modèle pour le photographe André de Dienes, son Pygmalion et son amant. Dotée d'un physique avantageux, elle prend sa vie en mains, bien décidée à se sortir de son milieu pauvre. Elle devient une lectrice acharnée, suit des cours de comédie et de littérature à l'Université de Los Angeles. En 1948, la Columbia lui donne sa chance. Elle signe un contrat de six mois, et apparaît pour la première fois à l'écran dans Dangerous Years, en 1947. Quelques seconds rôles, où elle chante, danse et joue la comédie (notamment dans La Reine du Music-hall) ne suffisent pas à la faire remarquer. Marylin reprend son travail de modèle. L'année suivante, elle crée le scandale lorsqu'elle pose nue pour le tout nouveau magazine Playboy. En 1950, John Huston l'engage pour Quand la ville dort, tandis que Joseph L. Mankiewicz la retient au casting de Eve, où elle côtoie Bette Davis, Anne Baxter et George Sanders. Elle signe un contrat de sept ans avec 20th Century-Fox, et multiplie les collaborations, jouant sous la direction de Fritz Lang (Le Démon s'éveille la nuit) et Howard Hawks (Chérie je me sens rajeunir). Mais Hollywood la cantonne dans des rôles de blondes écervelées. En 1953, Niagara marque un tournant dans sa carrière. Pour la première fois, elle tient le rôle principal, celui de l'épouse volage de Joseph Cotten. La même année, elle se marie avec le joueur de base-ball Joe Dimaggio, dont elle divorce en octobre 1954.

Dès lors, elle accumule les succès, principalement des comédies signées des grands maîtres du genre : Howard Hawks (Les Hommes préfèrent les blondes, 1953), Billy Wilder (Sept ans de réflexion, 1955 ; Certains l'aiment chaud, 1959). Jouant avec son image de femme fatale, elle parvient à s'en amuser. De star, elle devient icône. Blonde platine, pulpeuse, on lui prête des liaisons (notamment avec John et Robert Kennedy) dans l'Amérique puritaine des années 50. Mais au-delà de la provocation et du glamour, immortalisé Monroe se révèle une actrice capable d'émouvoir. Elle suit les cours de Lee Strasberg, le professeur de générations de comédiens (de Marlon Brando à Al Pacino).

Dans Arrêt d'autobus (1956), la comédienne surprend dans un registre tragi-comique et laisse apparaître une fragilité déjà perceptible dans La Rivière sans retour (1954). Son mariage avec le dramaturge Arthur Miller achève de casser l'image d'une Marylin inconséquente et superficielle. En 1961, après quelques collaborations inattendues, avec Laurence Olivier (Le Prince et la danseuse) et Yves Montand (Le Milliardaire), Marylin campe une héroïne brisée dans ce qui deviendra son dernier film, Les Désaxés (The Misfits), également l'ultime apparition à l'écran d'un Clark Gable rongé par la maladie. La comédienne y retrouve John Huston, le cinéaste qui lui donna sa chance onze ans plus tôt. Dépressive, elle remet les pieds sur un plateau un an plus tard pour entamer le tournage d'un film resté inachevé, Something's got to give de George Cukor. Elle s'éteint le 5 août 1962, à l'âge de 36 ans, victime d'une overdose de barbituriques. L'enquête conclut à un suicide.

Par celinetoutain
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Jeudi 29 septembre 2005
Often referred to as "The First Lady of the American Screen," Bette Davis created a new kind of screen heroine. She was a liberated woman in an industry dominated by men. She was known as an actress that could play a variety of difficult and powerful roles, and because of this she set a new standard for women on the big screen. Independent off-screen as well, her battles with studio bigwigs were legendary. With a career spanning six decades, few in the history of film rival her longevity and appeal. Bette Davis was born Ruth Davis on April 5, 1908 in Lowell, Massachusetts. Just before her tenth birthday, Bette's father, Harlow, left the family. Although she had little money, her mother, Ruthie, sent Bette and her sister to boarding school. Upon graduating Cushing Academy, Bette enrolled in John Murray Anderson's Dramatic School. In 1929, she made her Broadway debut in "Broken Dishes." She also landed a role in "Solid South." In 1930, she moved to Hollywood to screen test for Universal. Six small films later, Bette's contract with Universal was not renewed. She wanted to go back to Broadway, but a phone call from Warner Brothers quickly changed her mind. In 1932, she signed a seven-year contract with Warner Brothers. The film "The Man Who Played God" (1932) landed Bette on the path to stardom. She was a smash when she was lent out to RKO for the role of Mildred in "Of Human Bondage" (1934), her first critically acclaimed hit. Her role in "Dangerous" (1935) led to her nomination for a Best Actress Oscar. She became the first Warner Brothers actress to win the coveted award. Despite her success, Warner Brothers continued to offer Bette unsatisfactory roles. In 1936, she challenged the studio by going to England to make pictures. Jack Warner sued her, and she was forced to honor her contract. Upon her return, however, Bette was offered a new contract and better roles. In 1939, Bette won her second Oscar for "Jezebel" (1938). She also received Oscar nominations the next five years in a row. Although she earned a reputation for being difficult to work with, Bette set a new precedent for women. By 1942, she was the highest paid woman in America. Bette contributed to the war effort by helping to organize the Hollywood Canteen during World War II for soldiers passing through Los Angeles. Inspired by New York's Stage Door Canteen, Bette transformed a once-abandoned nightclub into an inspiring entertainment facility. "There are few accomplishments in my life that I am sincerely proud of. The Hollywood Canteen is one of them," Bette later commented. In 1980, she was awarded the Distinguished Civilian Service Medal, the Defense Department's highest civilian award, for running the Hollywood Canteen. Bette made a roaring comeback with her role as Margo Channing in "All About Eve" (1950), and she received her eighth Academy Award nomination. Her career was resuscitated again in 1962 with "Whatever Happened to Baby Jane?" Soon after, Bette began her second career as a horror maven and continued to welcome new opportunities with television appearances. In 1987, Bette played a blind woman in "The Whales of August," co-starring Lillian Gish. Davis's personal life was as dramatic as her acting. She was married four times. She had a daughter, B.D., with her third husband, William Grant Sherry. She adopted two children, Margot and Michael, while married to her fourth husband, Gary Merrill. With a career total of more than 100 films, Bette changed the way Hollywood looked at actresses. In 1977, she was the first woman to be honored with the American Film Institute's Lifetime Achievement Award. She was also the first woman to be president of the Motion Picture Academy of Arts and Sciences. At the age of 75, Bette had a mastectomy due to breast cancer. Nine days later, she suffered a stroke. Despite her failing health, she continued to act until her death. Bette passed away October 6, 1989 in Neuilly-sur-Seine, France. Michael Merrill, Bette's son, and Kathryn Sermak, Bette's personal assistant and friend, are now the executors of her estate. In her memory, they have created The Bette Davis Foundation, which provides financial assistance to promising young actors and actresses. Meryl Streep received the first Bette Davis Lifetime Achievement Award at Boston University in 1998.
Par celinetoutain
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